En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Sébastiende Brossard

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur, théoricien et bibliophile français (Dompierre, Orne, 1655 – Meaux 1730).

Après des études au collège des Jésuites et à l'université de Caen, il reçut en 1675 les ordres mineurs et en 1684 devint prêtre à Notre-Dame de Paris, puis en 1687 maître de chapelle et vicaire de la cathédrale de Strasbourg. En 1698, il se présenta au poste de maître de chapelle à la Sainte-Chapelle du Palais à Paris, mais le chapitre lui préféra Marc-Antoine Charpentier. La même année, il fut nommé maître de chapelle et grand chapelain à Meaux. Il fut longtemps surtout connu pour son Dictionnaire de musique (avant-projet publié en 1701), paru en 1703 avec une dédicace à Bossuet et plusieurs fois réédité jusque vers 1710 (seule l'édition de 1703 a survécu). Il s'agit du premier dictionnaire de musique en langue française et d'une source essentielle pour l'histoire de la musique en France au xviie siècle. Il comprend un « Dictionnaire des termes grecs, latins et italiens », une « Table alphabétique des termes français », un « Traité de la manière de bien prononcer » et un « Catalogue de plus de 900 auteurs ». Bibliophile averti, Brossard réunit une collection d'œuvres musicales qu'il vendit en 1724-1726 à Louis XV contre une pension, dont il prépara un catalogue avec d'intéressantes annotations de sa main et qui constitue aujourd'hui un des fonds les plus précieux du département de la musique de la Bibliothèque nationale. Théoricien remarquable, intéressant comme compositeur, il pratiqua la plupart de grands genres de son époque, sauf le clavecin et l'orgue. En quantité, ce sont les airs (sérieux, à boire ou italiens) qui dominent sa production et qui en son temps firent le plus pour sa renommée. En musique religieuse, il a laissé trois grands motets ­ Miserere mei, Canticum Eucharisticon, In convertendo, les deux premiers cités au moins étant de l'époque de Strasbourg ­, des petits motets, deux oratorios, des leçons de ténèbres ; en musique vocale profane, des œuvres théâtrales dont Pyrame et Thisbé (1685), des cantates spirituelles (Samson trahi par Dalila) et italiennes (Leandro) ainsi qu'une cantate sérieuse (les Misères humaines) ; en musique instrumentale, des pièces pour luth, pour violon et en trio et des œuvres pour orchestre. Un catalogue thématique a été publié en 1995 par Jean Duron (l'Œuvre de Sébastien de Brossard 1655-1730).