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école de Bologne

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

La période la plus glorieuse de cette école, qui concerne en particulier la musique de violon, se situe dans la seconde moitié du xviie siècle et au début du xviiie. Cependant, on peut déjà citer, à la fin du xve siècle, le nom de Giovanni Spataro, maître de chapelle de la basilique San Petronio et auteur d'ouvrages théoriques. C'est en raison de l'importante activité musicale à San Petronio qu'une véritable école se développa à Bologne. Après Girolamo Giacobbi (1567-1629), qui fit toute sa carrière attaché à la basilique, Maurizio Cazzati (v. 1620-1677) y devint maître de chapelle en 1657 et établit les bases formelles et stylistiques de l'école. Cazzati est l'auteur d'une œuvre considérable (musique religieuse, sonates), mais sa musique n'a pas le souffle de celle de son élève Giovanni Battista Vitali (1632-1692), chez lequel l'invention thématique, qui se prête à un traitement en contrepoint, et la rigueur de l'écriture, alliées à une grande connaissance du violon, donnèrent naissance aux premiers chefs-d'œuvre de l'école de Bologne.

À San Petronio, Giovanni Paolo Colonna (1637-1695), puis Giacomo Antonio Perti (1661-1756) succédèrent à Cazzati. À cette époque, Bologne comptait un grand nombre d'académies, dont la plus importante était l'Accademia dei Filarmonici, fondée, en 1666, sur l'initiative de Colonna. Mozart devait y appartenir plus tard. Parmi les élèves de Perti, on trouve Giuseppe Torelli (1658-1709), Giuseppe Jacchini ( ?-1727) et le padre Martini (1706-1784). À l'Accademia dei Filarmonici, on rencontre, outre Torelli et Martini, Giovanni Battista Bassani, les Bononcini, Arcangelo Corelli. À l'intense vie musicale de Bologne sont également associés Giuseppe Felice Tosi et Domenico Gabrielli.

Formé à Bologne, Corelli (1653-1713) poursuivit sa carrière à Rome. De Bologne, il hérita l'assurance avec laquelle il écrivit pour le violon et le talent avec lequel, dans ses concertos, il établit le contraste entre mouvements mélodiques et mouvements en contrepoint.

Demeuré à Bologne et, depuis 1686, attaché à San Petronio, Torelli continua à cultiver le style du concerto et fixa la forme tripartite qui allait demeurer longtemps en vigueur : allegro-adagio-allegro. À sa mort, le centre de la création violonistique italienne se déplaça de Bologne à Venise. Cependant, le padre Martini continua d'attirer dans sa ville, durant tout le xviiie siècle, des disciples venus des quatre coins de l'Europe.