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Blaze

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Famille de compositeurs et critiques musicaux.

Henri (Cavaillon, Vaucluse, 1763 – id. 1833). Les compositions, essentiellement religieuses, de ce musicien délicat ne furent guère connues qu'en Provence où il enseignait la musique. Il signa aussi des sonates pour piano et fit éditer à Avignon de nombreuses études sur les musiciens de son temps.

François, dit Castil-Blaze, fils du précédent (Cavaillon 1784 – Paris 1857). Après des études de droit et d'harmonie à Paris, il fut, à Cavaillon, avocat, puis sous-préfet, ensuite inspecteur de librairie. Il s'installa à Paris en 1820 et, après le succès de son livre De l'opéra en France (2 vol., 1820-1826), il fit une brillante carrière de critique musical, notamment au Journal des débats (1822-1832), où lui succéda Berlioz. Parallèlement, il signa des œuvres fort singulières : d'une part, des adaptations d'ouvrages étrangers, où il modifiait, amputait les originaux et les enrichissait de pages musicales de son cru (par ex., transformation du Freischütz de Weber en Robin des bois, 1824) ­ Berlioz s'éleva à maintes reprises contre ces réalisations ; d'autre part, des livrets originaux ou adaptés de pièces de théâtre, qu'il habillait de musiques glanées dans les partitions de différents compositeurs (par ex., les Folies amoureuses, musiques de Mozart, Cimarosa, Paer, Rossini, Generali et Steibelt, 1823). Il composa aussi quelques partitions sur des livrets écrits par lui-même, ainsi que des romances, des pastiches et des messes. Il fit enfin paraître d'autres livres, souvent d'un grand intérêt, comme le Mémorial du Grand Opéra (1847).

Henry, baron de Bury, fils du précédent (Avignon 1813 – Paris 1888). Après avoir été attaché d'ambassade, il devint l'un des critiques musicaux les plus célèbres de son époque et écrivit dans la Revue des Deux Mondes, la Revue de Paris et la Revue musicale. Il publia plusieurs études, dont une Vie de Rossini (1854).