En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

les Berton

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Famille de musiciens français.

Pierre-Montan, compositeur et chef d'orchestre (Maubert-Fontaine, Ardenne, 1727 – Paris 1780). Après des études musicales à Senlis, il se rendit à Paris, où il fut engagé comme chanteur à Notre-Dame et à l'Opéra. À partir de 1755, il connut dans ce théâtre, au Concert spirituel et à la Cour, une carrière brillante de chef d'orchestre, qui lui donna l'occasion d'arranger des œuvres lyriques, lors de leurs reprises. Il composa également pour la scène : Deucalion et Pyrrha (1755), Érosine (1766) et, en collaboration avec Trial, Grenier et La Borde, Sylvie (1765), Théonis et le Toucher (1767) et Adèle de Ponthieu (1772). Sa réputation était telle, qu'il participa, dès 1765 et jusqu'en 1778, à la direction de l'Opéra.

Henri-Montan, compositeur, fils du précédent (Paris 1767 – id. 1844). Formé par son père et par Sacchini, il débuta comme violoniste dans l'orchestre de l'Opéra et assista, en 1786, à l'exécution de son premier oratorio au Concert spirituel. L'année suivante, ses opéras-comiques les Promesses de mariage et l'Amant à l'épreuve furent représentés. Attiré par la scène lyrique, il composa une cinquantaine d'ouvrages, dont certains s'inscrivirent dans la tradition de l'opéra-comique, tandis que d'autres annonçaient l'opéra historique de Meyerbeer. Ses drames, les Rigueurs du cloître (1790), Montano et Stéphanie (1799) et le Délire (1799), d'une écriture sensible et originale, ouvrent la voie au romantisme, et leur succès valut au compositeur le poste de chef d'orchestre à l'Opéra-Comique entre 1807 et 1815.