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Elsa Barraine

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Femme compositeur française (Paris 1910 – Strasbourg 1999).

Elle travaille avec Paul Dukas et obtient en 1929 le premier grand prix de Rome. Elle écrit deux symphonies (1931, 1938), riches, chatoyantes, encore traditionnelles. Poésie ininterrompue, d'après Eluard (1948), marque une évolution vers une expression plus vive et plus audacieuse. Viennent ensuite les Variations pour percussion et piano (1950) et la Nativité (1951). Le Livre des morts tibétain (auquel s'intéressera aussi Pierre Henry) est pour elle une illumination qui porte et inspire sa Musique rituelle pour orgue, tam-tam et xylophone (1968), l'une des œuvres les plus marquantes qu'ait écrites cette « musicienne de l'essentiel » (C. Rostand). Citons aussi la Cantate du vendredi saint (1955). Elsa Barraine a aussi écrit des musiques de film, et le ballet la Chanson du mal-aimé (1950).

En 1969, Elsa Barraine devient titulaire d'une classe d'analyse au Conservatoire de Paris. Dans le cadre de la Fédération musicale populaire, qui regroupe des chorales, et en collaboration avec le compositeur François Vercken, elle suscite des œuvres nouvelles, jouant le rôle de médiatrice entre les chanteurs amateurs et les compositeurs.