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Tadeusz Baird

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur polonais (Grodzisk Mazowiecki 1928 – Varsovie 1981).

Il étudia la composition avec Kazimierz Sikorski, puis avec P. Rytel et P. Perkowski à l'École nationale supérieure de musique de Varsovie, où il travailla aussi le piano avec Wituski. Parallèlement, il suivit des cours de musicologie à l'université.

Tadeusz Baird appartient à cette génération de compositeurs qui s'est trouvée isolée du développement de la nouvelle musique en Europe occidentale et aux États-Unis à partir des années 50, et qui, restant ainsi à l'écart du sérialisme, a, d'une manière générale, pratiqué une approche de la musique bien plus immédiate, axée sur l'exploration de la matière sonore et l'affinement du jeu instrumental. Ses premières œuvres (symphonie no 1, concerto pour orchestre, quatuor à cordes, etc.) témoignent de cette tendance. Comme ses contemporains, il bénéficia de la création du festival d'automne de Varsovie (1956), dont la vocation est la promotion de la jeune musique ; la confrontation avec des compositeurs venus d'autres horizons et le contact avec d'autres styles d'écriture et conceptions musicales ne peuvent qu'élargir leur propre façon d'envisager l'univers du son.

Si, pour lui, la musique continua « d'être une manière d'exprimer les émotions, les sentiments et les aventures intérieures » de sa vie, ses œuvres, « une sorte de carnet de notes », son « autobiographie écrite en sons », Baird expérimenta différentes utilisations formelles d'organisation des sonorités. À partir du moment où sa musique suit en quelque sorte l'évolution de sa propre vie intérieure, les méthodes de composition doivent suivre le même itinéraire, comme si chaque nouvelle problématique musicale devait décider de sa mise en forme ; aussi bien est-il difficile de parler d'un style spécifique à Baird, mais faut-il au contraire souligner la multiplicité de sa démarche. Cela explique sans doute son incursion dans le drame musical (Demain, 1966), la diversité de son travail sur la voix ­ des Quatre Sonnets d'amour pour baryton et orchestre de chambre sur des textes de Shakespeare (1956) aux Quatre Chants pour mezzo-soprano et orchestre de chambre (1966) ou aux Lettres de Goethe, cantate pour baryton, chœur et orchestre (1970) ­, ou encore son exploration des possibilités de l'orchestre ­ du concerto pour orchestre (1953) aux Scènes pour violoncelle, harpe et orchestre (1977).