Degré de chaleur du corps.

La régulation thermique, ou thermorégulation (maintien de la température corporelle à sa valeur optimale), dépend d'une zone du cerveau située dans l'hypothalamus. Quand la température s'abaisse, l'hypothalamus envoie des influx nerveux stimulant l'activité musculaire sous forme d'horripilation (chair de poule) et, surtout, de frissons et de vasoconstriction cutanée (rétrécissement du calibre des vaisseaux sanguins de la peau) pour réduire la perte de chaleur. Quand la température s'élève, l'hypothalamus envoie des influx nerveux stimulant la transpiration et dilatant les vaisseaux sanguins de la peau (vasodilatation), pour accroître la perte de chaleur.
La température du corps peut être affectée ou déréglée par les infections, les affections thyroïdiennes, certaines tumeurs, ou par une trop longue exposition au froid ou à une chaleur excessive. Ces différents facteurs se traduisent, selon les cas, par une fièvre, par une hypothermie ou par une hyperthermie maligne.
La variation de la température, relevée quotidiennement à heure fixe et matérialisée sous la forme d'une courbe thermique, ou courbe de température, permet de surveiller l'évolution de certaines maladies infectieuses. En gynécologie, la courbe de température peut aider à repérer la période de l'ovulation, donc à connaître la période de fécondité d'une femme.
Voir : fièvre, hyperthermie, hypothermie, méthode Ogino-Knaus.