Théorie générale du fonctionnement psychique.
Méthode thérapeutique reposant sur l'investigation des processus inconscients.
Après avoir été longtemps combattue ou ridiculisée, la psychanalyse a vu son influence s'étendre non seulement en psychiatrie et en médecine (groupes Balint) mais également dans des domaines aussi divers que la philosophie, l'art (mouvement surréaliste, notamment), la publicité, la pédagogie, etc. Cependant, au-delà des effets de mode, le but de la psychanalyse est, selon les termes de Freud, de rendre le sujet « capable d'aimer et de travailler ».
La psychanalyse s'adresse surtout aux états névrotiques, aux troubles de la sexualité (impuissance, frigidité), parfois aux psychoses et aux affections psychosomatiques. C'est aussi une méthode d'investigation des troubles de la personnalité. La décision d'entreprendre une psychanalyse dépend avant tout de la personnalité du sujet et de son désir de guérir (et non seulement de la recherche d'une gratification affective). Les chances de succès sont plus importantes si la psychanalyse est entreprise avant l'âge de 50 ans.
La psychanalyse n'est pas dépourvue de risques pour le sujet et son entourage en raison du « processus de changement » ; aussi tout psychanalyste doit avoir lui-même suivi une psychanalyse et être affilié à un institut ou à une société psychanalytiques reconnus.
La cure psychanalytique, sur le plan technique, a plusieurs règles générales : patient allongé sur un divan afin de faciliter la détente physique ; analyste hors de la vue du patient ; trois séances hebdomadaires en moyenne avec horaires et honoraires fixés d'avance. Une cure dure de deux à quatre ans, voire au-delà.
La clé de voûte du traitement est le « transfert », relation ambivalente qui s'instaure entre le sujet et son analyste, qui doit garder une « neutralité bienveillante ». Le malade parle le plus librement possible en ne dissimulant rien de ses pensées (technique des associations libres) ni de ses rêves. Au fur et à mesure s'instaure le transfert, à travers lequel réapparaissent les conflits infantiles, les attitudes face aux parents, etc. Ce transfert sera peu à peu interprété par l'analyste, lequel doit tenir compte de ses propres réactions envers le patient (contre-transfert). Les psychanalyses d'enfants ont débuté vers 1920, avec Anna Freud et Melanie Klein, en substituant le jeu aux associations verbales.
La longueur du processus et les contraintes financières ont aujourd'hui réduit les applications de la psychanalyse. Cependant, des psychothérapies d'inspiration psychanalytique sont très souvent pratiquées.