
On distingue deux principales sources alimentaires de protéines. Les protéines animales (fournies par la viande, le poisson, les œufs, les produits laitiers) sont les mieux équilibrées car elles contiennent tous les acides aminés indispensables, en bonne proportion, et sont, en outre, très digestibles. Les protéines végétales (fournies par les légumineuses, les céréales, le soja) ont une valeur nutritionnelle moindre : elles sont carencées en un ou plusieurs acides aminés indispensables, en particulier en lysine pour les céréales et en acides aminés soufrés (dont la méthionine) pour les légumineuses. Leur digestibilité est moindre.
Une alimentation équilibrée doit donc associer protéines animales (au moins 50 % des protéines totales) et protéines végétales. On cherchera aussi à associer des protéines exclusivement végétales, mais qui se complètent du fait de leurs acides aminés manquants différents (semoule et pois chiches, riz et lentilles, etc.).
— Une hyperprotéinémie (taux sanguin de protéines supérieur à 80 grammes par litre) peut être due à une déshydratation, à un diabète insipide ou à certaines maladies caractérisées par la production excessive de protéines d'un groupe particulier (dysglobulinémie, lupus érythémateux disséminé, etc.). Son traitement est celui de la maladie en cause.
— Une hypoprotéinémie (taux sanguin de protéines inférieur à 60 grammes par litre) est due soit à une anomalie de la synthèse des protéines (cirrhose, hépatite), soit à une fuite de protéines (brûlure, hémorragie, pertes digestives comme dans le cas d'une entéropathie exsudative ou de certaines maladies rénales telles qu'un syndrome néphrotique), soit à une alimentation trop pauvre en protéines. Le traitement consiste à soigner la cause de la maladie et, éventuellement, à assurer une nutrition par perfusions intraveineuses de solutions d'acides aminés.
Voir : protide, acide aminé, hyperprotéinémie, hypoprotéinémie, protéinurie.