Mise à disposition par une personne, généralement décédée, d'un ou de plusieurs de ses organes en vue d'une transplantation sur une autre personne.

Le donneur est, dans la majorité des cas, un sujet en état de mort cérébrale (état caractérisé par l'arrêt définitif de toute activité cérébrale, sans activité respiratoire spontanée, avec un électroencéphalogramme plat). Le prélèvement est possible après l'accord des proches si le donneur potentiel n'a pas exprimé le refus par écrit de son vivant. Les donneurs potentiels sont des sujets de moins de 65 ans, victimes d'accident de voie publique ou autres, d'accidents vasculaires cérébraux, d'anoxie, d'intoxication.
Les organes susceptibles d'être prélevés sont le cœur, les poumons, le foie, les reins, le pancréas, l'intestin grêle, éventuellement des tissus comme la cornée. La préservation de leur intégrité après la mort cérébrale implique que le cœur batte encore et que les poumons soient ventilés par respirateur artificiel. Cependant, la pénurie d'organes conduit à effectuer dans des conditions éthiques et techniques strictement réglementées des prélèvements sur des sujets à cœur définitivement arrêté.
Le don d'un sujet vivant apparenté est possible pour le rein, une partie du foie et les poumons dans un cadre bien défini par la loi française. Dans les pays développés, en effet, et au premier chef la France, la gestion des dons et les règles relatives au prélèvement sont contrôlées.
En revanche, l'essor de la transplantation, l'écart entre les besoins et le nombre d'organes disponibles conduit, dans certains pays, à de graves dérives telles que la vente d'organes ou l'utilisation de condamnés à mort, pratique que seule une action internationale permettra de contrôler.