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absorption intestinale

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absorption intestinale

Ensemble des mécanismes par lesquels une substance pénètre naturellement dans l'organisme à travers les parois de l'intestin.

1. Mécanisme de l'absorption intestinale

L'absorption intestinale permet aux différents nutriments de gagner les tissus par voie sanguine. Les macronutriments (glucides, lipides, protéines) et les micronutriments (vitamines, oligoéléments, sels minéraux) sont des substances chimiquement simples, faciles à absorber.

   La digestion, qui consiste en la dégradation des aliments en ces éléments simples, est amorcée dans l'estomac après franchissement de la bouche et de l'œsophage. Elle se poursuit dans l'intestin grêle, qui a un rôle prépondérant dans l'absorption. C'est là que sont absorbés l'eau et les électrolytes, mais aussi les nutriments et les vitamines. Dans l'intestin grêle proximal (jéjunum) sont absorbés les protéines, les lipides et les glucides, mais aussi le calcium, le fer et les vitamines liposolubles ; dans l'intestin grêle distal (iléon) sont absorbés la vitamine B12 et les sels biliaires.

   La surface de l'intestin grêle est évaluée à 200 m2, en raison des villosités qui la composent. Sa capacité d'absorption quotidienne est considérable : de 6 à 8 litres d'eau et d'aliments. Il reçoit de 7 à 10 litres par 24 heures, comprenant les aliments, mais surtout les sécrétions salivaires, biliaires, gastriques et pancréatiques. Le surplus est absorbé par le côlon.

   Les vaisseaux sanguins situés dans la paroi intestinale transportent les nutriments vers le foie, qui commande leur distribution vers les différents organes, selon les besoins. Les substances non digestibles sont évacuées sous forme de liquide et de fibres.

2. Mesures de l'absorption intestinale

La capacité d'absorption intestinale est évaluée par différents tests biologiques dont les principaux sont :

— la stéatorrhée (dosage des graisses dans les selles) ;

— le test au D-xylose, qui étudie la capacité d'absorption du jéjunum ;

— le test de Schilling, qui étudie la capacité d'absorption de l'iléon.

   Il est également possible d'évaluer pour chaque nutriment un coefficient d'utilisation digestive (C.U.D.), qui correspond à la quantité absorbée par rapport à la quantité totale ingérée. Le C.U.D. permet d'apprécier la digestibilité des aliments.

Cet article est extrait de l'ouvrage ci-dessous:
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