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épître

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

L'épître se développe dans l'Antiquité comme une des formes de la littérature didactique (Épicure, Varron, les écrivains chrétiens). Si Ovide crée l'épître sentimentale (Héroïdes) et autobiographique (Pontiques), Horace établit le modèle de l'épître en vers, adressée à un personnage réel ou fictif, sur des sujets moraux ou littéraires, sur un ton satirique ou plaisant : l'Épître aux Pisons est un art poétique. Pétrarque, l'Arioste renouvellent en Italie un genre que Marot (Épîtres au roi, à Lyon Jamet) et les rhétoriqueurs tireront du côté du badinage. En Espagne, Garcilaso (Épître à Boscán), en Angleterre, Johnson puis Pope resteront très près du modèle d'Horace, tandis que le classicisme français fait de l'épître un mode d'expression tantôt plus léger (La Fontaine), tantôt plus didactique (Boileau). Voltaire (Épître sur la philosophie de Newton) saura mêler tous les tons, dont la « lettre » moderne tentera de jouer (W. H. Auden, Lettre à lord Byron).