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épithalame

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Ce genre lyrique a pour origine, en Grèce, les chants qui accompagnaient la célébration du mariage, le chant d'hymen, et, à Rome, les chants fescennins. On a même rattaché à cette source certains psaumes bibliques et le Cantique des cantiques. Très tôt, l'épithalame ajouta à son contenu lyrique (Sappho, Pindare, Anacréon) des épisodes mythologiques (Théocrite, Épithalame de Ménélas et d'Hélène). À Rome, Catulle (Noces de Thétis et de Pélée), Stace, Ausone établirent la tradition latine du genre, qui allie à la licence de la poésie populaire l'élaboration alexandrine. La Renaissance tentera de revivifier la forme première (Le Tasse, Du Bellay, Marot, Sidney, Spencer, Donne) qui prendra vite une allure officielle. Coleridge écrira encore un Epithalium, Tennyson conclura son In memoriam par un épithalame et Apollinaire donnera au genre le souffle de la modernité dans son « Poème lu au mariage d'André Salmon » (Alcools).