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zuihitsu

(écrits « au fil du pinceau »)

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Genre littéraire japonais, se présentant le plus souvent sous la forme d'une suite de paragraphes brefs et sans lien explicite entre eux, qui permet à l'auteur d'exprimer de la façon la plus directe, au gré de son humeur et des impressions, opinions ou expériences qu'il relate, sa subjectivité. Les Notes de chevet de Sei Shonagon (fin du xie s.) et les Heures oisives de Kenko (xive s.) serviront de modèle aux zuihitsu de la période d'Edo (xviie-xixe s.), durant laquelle ce genre se développe et se diversifie : ainsi, les Chroniques hardies et scrupuleuses de Ueda Akinari (xviiie s.) confèrent-elles au zuihitsu une dimension satirique bien représentative de l'esprit du temps. Malgré les bouleversements survenus dans la littérature japonaise à partir de l'époque Meiji (1868-1912), ce genre n'a rien perdu de sa vitalité et les plus grands écrivains s'y sont illustrés : Nakae Chômin (Un an et demi à vivre, 1901), Masaoka Shiki (Une goutte d'encre, 1901), Natsume Sôseki (le Souvenir, entre autres, 1911), Akutagawa Ryûnosuke (Propos d'un nain, 1923-1925), et bien d'autres comme le physicien Terada Torahiko (1878-1935). Son absence de conventions et la liberté de propos qu'il favorise font du zuihitsu une des formes les plus originales et les plus spécifiques de la littérature japonaise.