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pyazat

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Forme du théâtre classique birman.

Le mot signifie littéralement « représentation d'un jataka  » (récit d'une des vies antérieures du Bouddha). Ce genre littéraire apparut en Birmanie au xviiie s. après la conquête d'Ayutthia (Siam) : il y fut introduit par le ministre Padethayaza, auteur du premier drame de cour, Manikhet Zatogyi. U Sa (1766-1853) traduisit le drame siamois Aindarwuntha en le simplifiant et en y insérant des parties chantées. U Kyin U, auteur fertile de pyazat, s'inspira également d'un jataka pour écrire Mahaw ; mais son chef-d'œuvre reconnu est Parpahein, du nom du héros, fils d'une concubine royale, qui parvient finalement à usurper le trône : cruel et sans scrupules, Parpahein réussit malgré tout à gagner la faveur du public par son courage et surtout l'amour qu'il porte à sa mère, la « seconde reine ». Le maître incontesté du genre pyazat est U Ponnya de Salé (1807-1866), auteur de trois pièces dont les intrigues sont toutes tirées de jatakas, Paduma, le Porteur d'eau et Wizaya ; l'intrigue du Porteur d'eau est d'une rigueur admirable : l'auteur y respecte même la règle des trois unités pour évoquer l'accession au rang de prince héritier d'un porteur d'eau, qui, tenté par le pouvoir suprême, finit par préférer une vie d'ermite et se retirer dans la forêt pour méditer. On peut encore noter, parmi ceux qui illustrèrent le genre, U Po Ni avec Konmara, et U Ku avec le Frère et la Sœur orang-outang, deux pièces créées en 1875. Le pyazat qui s'épanouissait dans la vie de cour, disparut avec elle en 1885, date de la conquête anglaise.