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poésie sonore

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Poésie qui s'affranchit de l'écriture et de la clôture de la page pour renouer avec le stade oral de la déclamation. Elle y perd souvent ses références sémantiques, mais ne s'identifie pas nécessairement à une musique : elle s'efforce de traiter la voix, ni chantée, ni parlée, ni même au service d'un « chant parlé », pour ses qualités esthétiques propres. Du futurisme au lettrisme et de Dada à Artaud, la poésie sonore a ses précurseurs. Elle doit beaucoup à P. Albert-Birot de la revue Sic (« poèmes à crier et à danser »), à la « machine-poetry » de Brion Gysin, ainsi qu'au « cut-up ». « Rumeurs du corps » (S. Hanson), la poésie sonore connaît un certain succès à partir de 1960, en Europe (B. Heidsieck, H. Chopin) et aux États-Unis (J. Rothenberg, J. Mac Low, J. Cage).