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pataphysique

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Terme créé dès 1894 dans Ubu cocu par Alfred Jarry pour désigner la « science des solutions imaginaires qui accorde symboliquement aux linéaments des propriétés des objets décrits par leur virtualité ». Ubu et Faustroll en seront les deux experts. Dans les Gestes et opinions du Dr Faustroll, pataphysicien (1898, publié en 1911), les « Éléments de pataphysique » opposent l'induction à la déduction, l'accident au général, le paradoxal au consentement universel. Par d'autres passages du même « roman néoscientifique », on comprend que la pataphysique affirme l'identité des contraires et qu'elle spécule, au-delà de la métaphysique, sur la surface de Dieu qui est « le point tangent du zéro et de l'infini ». Ces principes entraînent la liberté d'indifférence et l'idée d'analogie universelle. Née dans la cour de récréation du lycée de Saint-Brieuc, la pataphysique est une création de l'esprit d'enfance, qu'elle perpétue dans ses œuvres. Un essai de René Daumal (la Pataphysique et la révélation du rire, 1929), les œuvres du prétendu Julien Torma et surtout les travaux du Collège de pataphysique, de Boris Vian et de Raymond Queneau en développent les caractères essentiels.