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opéra de Pékin

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Genre théâtral récent (1830-1840), synthèse d'opéras traditionnels locaux.

Il associe quatre aspects : chant, dialogues, gestuelle symbolique, acrobaties. Les rôles sont tenus par des hommes, qui ont le choix entre quatre figures : lettré, guerrier, femme, fou. Les costumes restent ceux des Ming et les savants maquillages révèlent l'âme du personnage (le noir exprime la loyauté, le blanc, la traîtrise, le rouge, la bravoure). Un orchestre de cordes et de bois accompagne le spectacle, rythmé par le martèlement des « claquettes ». Le répertoire puise dans le fonds théâtral et romanesque, mais le texte a moins d'importance que les prestations des acteurs et leurs prouesses acrobatiques. Le genre a été marqué par des acteurs de génie (Mei Lanfang) dont la mémoire demeure. « Récupéré » par le pouvoir communiste, qui entendait tirer profit de sa large audience populaire, l'opéra de Pékin fut remplacé, pendant la Révolution culturelle, par les opéras révolutionnaires de Jiang Qing. Depuis 1976, le genre, toujours populaire, se fige dans le statut de patrimoine national.