En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies à des fins statistiques.
En savoir plus
Identifiez-vous ou Créez un compte

littérature arabe

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

De l'archaïsme au classicisme

Les débuts sont marqués, comme souvent, par une mise en valeur formelle : poésie, ici remarquable à la fois par sa profusion et son exceptionnelle richesse ; prose rimée et parfois rythmée, argumentative ou oraculaire, dont malheureusement peu de pièces sûres nous sont parvenues ; formules lapidaires enfin, étonnantes par leur concision, à caractère didactique ou sapiential et qui se muent généralement en proverbes. Il existe aussi une importante collection de textes narratifs archaïques, voire archaïsants, qui mêlent, eux, prose et poésie, et qui sont dédiés ou bien à des guerres mythiques inter-tribales de l'Arabie déserte ou bien aux dynasties de l'Arabia Felix, dont ils retracent splendeurs, victoires et disparitions comme pour la célèbre reine de Saba. Ces différents genres, qui peuvent remonter sans peine au vie siècle, sont différenciés, enregistrés et étudiés quelque deux cents ans plus tard sous les termes, entre autres, de qasîda (ode), khutba (discours), mathal (proverbe), ayyâm al-'Arab (journées des Arabes) et khabar (anecdote rapportée).

Cependant, au début du viie siècle, le Coran va élargir cet espace, imposer un contexte inédit et introduire une nouvelle manière d'établir et d'interroger les textes. Par ses conséquences historiques d'abord : son message va ouvrir, à une langue jusque-là confinée au désert et à ses abords, des pans entiers du vieux monde oriental et méditerranéen. Et puis, surtout, par les disciplines auxquelles il ouvre la voie : celles de la littérature au sens large, exégèse, droit, théologie, historiographie, mais aussi grammaire, philologie, critique et rhétorique.

Les premières conquêtes de l'Islam et l'installation du califat umayyade de Damas ouvrent, du milieu du viie s. aux années 750, une période cruciale pour la littérature arabe. Les plus grands poètes continuent de composer dans l'esprit de la qasida. Cependant des signes, des tendances apparaissent. La poésie devient politique, religieuse, bachique et surtout amoureuse. Un type neuf de rapports amoureux et de quête s'élabore, qui va donner à la littérature arabe les premiers modèles de sa « courtoisie » notamment avec le remarquable 'Umar Ibn Abi Rabi'a. La prose, de son côté, accomplit des mutations décisives. L'écrit s'impose. La khutba, discours oral, devient quand il le faut épître, risala. Les premiers corpus d'une matière littéraire, linguistique, historique ou légendaire de l'Arabie se constituent. Un mouvement de traductions s'esquisse, dès la fin de cette période, grâce presque toujours à des fonctionnaires originaires des anciennes administrations persane et byzantine, désormais eux aussi partie prenante : 'Abd al-Hamid al-Katib est l'auteur de quelques épîtres qui comptent parmi les meilleures ; Ibn al-Muqaffa', son disciple et successeur, transpose en arabe le Kalila et Dimna, un recueil de fables animalières qui entrera plus tard dans le patrimoine universel.

Le déplacement du cœur de l'Empire musulman vers Bagdad en cette seconde moitié du viiie s. amplifie et accélère les tendances précédentes. Pour la poésie, c'est l'époque du mécénat et du choix entre tradition et modernisme, ce dernier, d'une façon ou d'une autre, sortant vainqueur de la confrontation. Le vin et l'amour, la khamriyya et le ghazal, sur accompagnement de musique, dominent la scène, l'érotisme, parfois paillard et homosexuel d'un Abu Nuwas, le disputant à des formes plus classiques, héritières de la tradition du Hedjaz. Mais les délices de la vie citadine suscitent parfois la réaction inverse, et c'est l'essor d'une poésie édifiante, inscrite dans une forme et des thèmes simples, ou marquée déjà d'accents mystiques. À l'autre bout du monde musulman, l'Espagne, très sensible aux modes d'Orient, s'en démarque toutefois par une poésie plus ouverte aux choses de la nature, plus précieuse aussi, et par quelques innovations techniques (muwachchah, zadjal).

Les recherches théoriques sur le langage et son contenu sont incontestablement l'une des gloires de la première période du califat 'abbasside, jusqu'au milieu du xie siècle. La grammaire connaît alors quelques-uns de ses plus grands spécialistes, et l'enregistrement de l'héritage poétique fournit la matière d'une réflexion pour la mise au point des normes de la critique et de la rhétorique. L'héritage grecque, persan et indien est également mis à contribution et participe, via un institut de traduction avant la lettre, le Bayt al-hikma, à l'élaboration d'œuvres originales et d'une haute technicité (le Bayân d'al-Djahiz et, plus tard, les Asrar al-Balagha d'al-Djurdjani).

Cependant, ce savoir n'est pas réservé aux seuls spécialistes. Rassemblé, simplifié et, si l'on peut dire, littérarisé, il constitue une bonne partie de ce qu'on appelle l'adab, le bagage de l'honnête homme, disert et cultivé, pour lequel sont composées encyclopédies et anthologies les plus diverses. Mais l'adab, c'est aussi un état d'esprit global, une conduite, un goût, dirions-nous. Goût pour la culture ainsi définie, et aussi pour les belles-lettres, pour la prose, l'exercice de style. À cet égard, la saynète ou maqama, introduite par Hamadhani, mettant au service d'une fiction divertissante une langue et un savoir extrêmement riches et sophistiqués, représente sans doute un sommet du genre.

Failles et bilans

La période comprise entre les années 1050 et 1250 est marquée par l'arrivée en force des Turcs sur la scène internationale ; l'initiative historique échappe aux Arabes et leur littérature ne pourra plus prétendre exprimer à elle seule le monde de l'Islam : ce rôle lui sera disputé par une nouvelle venue, turque, et une ressuscitée, persane. Mais les lettres arabes se survivront, servies par l'arabisation de l'aristocratie turque d'Iraq, de Syrie ou d'Égypte, par les mécénats locaux, par le souci, enfin, de poursuivre, contre vents et marées, l'aventure d'une pensée exprimée en arabe.

C'est l'époque, toujours, de la grammaire, érigée maintenant en un système complet, riche de tendances et d'interprétations. L'époque, aussi, des compilateurs et des anthologues. Des sciences pratiques comme la botanique ou l'agronomie. De la philosophie, avec la pensée, universelle, d'Averroès. Surtout, de la géographie et de l'histoire. La première est représentée, aux deux extrêmes, par les monographies et l'étude de la terre entière, notamment à la cour des rois normands de Sicile. À côté, deux autres genres prennent forme : le journal de voyage (rihla) et le dictionnaire des pays. Quant à l'histoire, dont la production domine la période, elle se partage, selon les talents de quelques-uns de ses plus grands auteurs, entre la chronique universelle, l'évocation par périodes ou pays, et les biographies.

La prise de Bagdad par les Mongols, en 1258, et la disparition du califat 'abbasside inaugurent une période qui durera jusqu'à la fin du xviiie s., période dite de décadence (Inhitat). La civilisation arabe semble en effet avancer avec peine par comparaison avec l'Occident chrétien, la littérature de tradition classique ou néoclassique semble elle aussi à bout de souffle, et cela même finit par l'affecter et diriger sa volonté créatrice vers d'autres voies. De nouvelles formes poétiques font leur apparition, des moyens d'expression moins académiques (kan wa-kan, dubayt, mawaliya), une pensée plus nostalgique aussi, qui privilégie souvent le spirituel et confère notamment à la poésie mystique, comme celle d'un 'Abd al-Ghaniyy al-Nabulsi, une fraîcheur et une puissance étonnantes. La littérature narrative n'est ni classique ni folklorique, elle se veut moyenne et résolument distractive, tournée vers les grandes figures du passé, créatrice donc de grands romans, d'épopées : Antara, Sayf Ibn dhi Yazan, Banu Hilal, Baybars. Des centaines de recueils sont composés, remodelés, comme les Cent et une nuits ou bien, mieux connues du public, et à juste titre, les Mille et une nuits, ce chef-d'œuvre du patrimoine universel.

Le réveil (al-Nahda). Durant le xixe s., l'expression littéraire des Arabes va se trouver grandement modifiée par un passage aux temps modernes résultant, dans un climat de contact de plus en plus intense avec une Europe en pleine expansion, de modifications en profondeur du système d'éducation, de l'accroissement notable du nombre de lisants-écrivants, et de la révolution fondamentale que fut l'introduction de l'imprimerie, qui fit basculer l'Orient d'une culture élitiste du manuscrit vers une culture de l'imprimé à large diffusion, du fait notamment de l'essor de la presse.

En Égypte, après la chronique historique de Jabartî relatant l'expédition française, après le récit du voyage en France du brillant esprit que fut Rifâ'a Râfi' al-Tahtâwî, la transformation atteignit à une qualité proprement littéraire avec Ahmad Fâris al-Chidyâq (1804-1887), qu'une carrière aventureuse promena parmi les remous du débat aussi bien confessionnel que politique qui naissait de l'interférence des cultures méditerranéennes. Plus que ses engagements, c'est le style nouveau, le talent réaliste de son meilleur livre, Al-Sâq 'alâ l-sâq (En croisant la jambe), son aisance à dépasser l'hétéroclite des situations dans la ligne d'un progrès des Lumières, qui frappent aujourd'hui chez ce précurseur et maître de la Nahda. On entend par ce terme la « renaissance » qui aura soulevé l'Orient arabe durant le xixe s., en matière aussi bien langagière qu'éducative, et dans l'ordre de l'information comme dans celui du transfert des modèles. Avec le mu'allim (« moniteur, éducateur ») Butrus al-Bustânî (1819-1883), la conscience du changement perce dès 1859, et aussi celle des lignes d'action : essentiellement la pédagogie, la philologie, la leçon de choses. Ces disciplines seraient restées inopérantes faute de public : d'où le rôle majeur qu'assume le journalisme. À ces tâches diverses s'affaire une intelligentsia regroupée jusque vers 1890 à Beyrouth, au Caire ensuite, non sans correspondances dans d'autres villes orientales. Elle aura doté la littérature arabe d'encyclopédistes, tels Butrus al-Bustânî lui-même, avec sa Dâ'irat al-Ma'ârif, et plus tard Ya'qûb Sarrûf, avec sa précieuse revue encyclopédique al-Muqtataf ; de vulgarisateurs, ou plutôt d'initiateurs scientifiques, tel surtout Chiblî Chumayyil ; de linguistes et d'humanistes tels Nâsîf et Ibrâhîm al-Yâzijî ; d'innovateurs polyvalents comme le dramaturge Ya'qûb Sannû' et le romancier et penseur Farah Antun.

Dirons-nous que la Nahda se parachève en Jurjî Zaydân (1861-1914) ? Il y appartient par ses débuts mêlés, par son action comme directeur de la revue al-Hilâl, plus franchement littéraire qu'al-Muqtataf. Il la déborde ou la prolonge par ses romans historiques populaires et sa capacité d'exposés synthétiques. On peut encore aujourd'hui consulter avec profit ses bilans du patrimoine arabe et de la civilisation musulmane. De telles œuvres s'inscrivent parmi les premiers acquis d'un renouvellement littéraire. Hadîth 'Îsâ ibn Hichâm (1907) de Muhammad al-Muwaylihî adapte le cadre médiéval de la maqâma pour composer un roman étonnant, offrant une peinture vivante de l'Égypte de l'époque. En 1914, avec Zaynab, Muhammad Husayn Haykal offre un tableau romantique de l'Égypte rurale.

Avant qu'éclate la Première Guerre mondiale, ce qu'on pourrait appeler la génération des Lumières – qui fut à bien des égards celle des chefs-d'œuvre – commence à se mettre en place. Ses protagonistes joignent au patrimoine arabo-islamique une avide information occidentale. Pratiquant avec un succès inégal le journalisme, l'enseignement, le roman, le pamphlet, l'historiographie, souvent, mais sans grand bonheur, la poésie, ils dotent les nouvelles lettres arabes d'un classicisme précoce. À leur tête, des maîtres comme Tâhâ Husayn (1889-1973) et al-'Aqqâd (1889-1964) exercent un véritable magistère. L'Égypte développe, chemin faisant, son théâtre, avec Muhammad Taymûr et bientôt Tawfîq al-Hakîm. L'art de la nouvelle se développe à partir de Mahmûd Taymûr, de Tâhir Lâchîn et de Yahyâ Haqqî.

D'une inspiration majeure, comme celle de Gibrân (1883-1931), le grand thème pourrait être celui de la prophétie perdue : l'être du vieil Orient va-t-il renaître à partir des désertions, ou évasions, ou effractions qu'il a subies ? En poésie, il faut le dire, les difficultés d'une réappropriation des langages auront été moindres que pour la prose. Et c'est pourquoi les grands aèdes, ou tenus pour tels, n'ont jamais manqué : Sâmî al-Bârûdî (1838-1904) dès avant l'occupation anglaise de l'Égypte, Jamîl Sidqî al-Zahâwî et Ma'rûf al-Rusâfî à Bagdad. Que les renouvellements du verbe poétique, depuis la Seconde Guerre mondiale, ne nous rendent pas injustes ni oublieux à l'égard de virtuoses un peu trop sensibles à la circonstance, comme Khalîl Mutrân. Et créditons encore Hâfiz Ibrâhîm de sa sincérité et de son sens d'une quotidienneté réaliste et palpitante. Mais déjà le monde arabe, dans son ensemble, a salué en Ahmad Chawqi (1868-1932), au-delà d'une saisie éloquente des situations, un travail intense de la langue. Ce familier du khédive crée, par surcroît, un théâtre en vers. Il fut adulé par les uns comme « Prince des poètes », dédaigné par d'autres comme « Poète des princes ». Au moment même où il meurt, une nouvelle école, Apollo, accrédite, toujours en Égypte, avec Abû Châdî notamment, une effusion lyrique teintée de romantisme. Le Tunisien Châbbî l'avait annoncée. Ali Mahmûd Tâhâ l'a prolongée. Cependant, la prise de champ qui caractérise les poètes du Mahjar (« l'émigration ») renouvelle sensiblement leur fond et leur forme. Le rayonnement de ces exilés fut grand, et le reste encore, avec Ilyâ Abû Mâdî, Gibrân, Mîkhâ'îl Nu'ayma et bien d'autres.

Dialectique du spécifique et du mondial, de l'authentique et du transformé : c'est à ce thème que ressortit la fiction arabe. L'imitation des modèles occidentaux, un réalisme souvent trop court, une psychologie qui eut et a encore bien du mal à s'affranchir des antithèses semblent avoir, en l'occurrence, négligé ou même refoulé des valeurs inhérentes à un legs (mythologies populaires, contes du genre Mille et Une Nuits). Cela ne veut pas dire que les réussites fassent défaut, tout au contraire. Après une période de tâtonnements parfois pleins d'intérêt, à quoi avaient sacrifié les maîtres de l'entre-deux-guerres, l'art de la nouvelle s'est affiné chez les Arabes, soit dans le sens de la sobriété tragique ('Abd al-Salâm al-'Ujaylî, Yûsuf Idris), soit dans celui d'une sémantisation – si l'on peut dire – du quotidien (Yahyâ Haqqî, Fu'âd Takarlî, Benhaddouga, Tâhir Wattâr), soit encore en direction d'une écriture éclatée et fantasmagorique (Zakariyyâ Tâmir). La longue carrière de Najîb Mahfûz (né en 1912), récompensée par le prix Nobel en 1988, a commencé par le réalisme de ses romans sur le vieux Caire. Il dépasse ensuite cet objectif par la forme comme par les contenus. Son histoire d'un quartier mythique du Caire, Awlâd hâratinâ (les Fils de la médina), campe une allégorie de l'aventure humaine. La subtilité du propos et l'enchevêtrement des plans frappent aussi dans les romans de Jabrâ Ibrâhîm Jabrâ, cependant que Hannâ Mînah, Tayyib Sâlih, Sun' Allâh Ibrâhîm, Muhammad Barrâda se sont imposés avec vigueur. Et peut-être est-ce là ce par quoi des recherches récentes, celles de Jamâl Ghîtânî par exemple, de Hâni Râhib, d'Edouard al-Kharrât, de Ghâda al-Sammân, d'Émile Habîbî, de Salîm Barakât, d'Abd al-Rahman Munîf et d'Ibrâhîm al-Kûnî font écho, de loin, à certaines presciences de Tâhâ Husayn. L'avancement des formes romanesques ne conduirait-il pas, en définitive, à libérer les réserves du spécifique, du populaire et de l'imaginaire ? C'est en tout cas ce que se propose consciemment une avant-garde.

Agissant sur table rase, les arts du spectacle auront échappé à ces cheminements ambigus. Les réussites précoces de la théâtralité en Égypte faisaient bien augurer d'un développement qui aura trouvé presque d'emblée, à la confluence d'un humanisme ouvert et d'une large réponse du public, son classicisme avec Tawfîq al-Hakîm. Ce dernier avec Ya tâli' al-chajara (« Toi qui grimpes à l'arbre », 1962) et Yûsuf Idris avec al-Farâfir (1964) ont montré, dans le sens du dialogue de l'absurde ou d'une farce à contenu social, les voies d'un renouveau. En Tunisie, Mahmûd Mas'adi (le Barrage), 'Izz al-Dîn al-Madanî (le Pardon), en Syrie Wannûs, au Liban 'Isâm Mahfûz et, encore en Égypte, Charqâwî, Alfred Faraj, 'Abd al-Sabûr, témoignent de la vitalité du genre.

De cette créativité, en tout cas, la poésie aura fait généreusement preuve. La nouveauté de son message ressort d'autant mieux, désormais, que depuis le début des années 1950 l'inspiration délaisse les mètres anciens. Un soin compensatoire porte désormais sur l'approfondissement du symbole, l'enrichissement de l'image, les valeurs révolutionnaires du verbe. Sans lassitude cela se vérifie, au Liban, du pétrarquisme de Sa'îd 'Aql à la profondeur spirituelle d'Abû Chabaka. En Iraq, Nâzik al-Malâ'ika inaugure la forme nouvelle alors même que monte le cri émouvant de Badr Châkir al-Sayyâb (la Chanson de la pluie). Le groupe des poètes dits de Tammûz s'est constitué, à Beyrouth, autour de la revue Chi'r. La sensibilité nouvelle, fondée sur de violentes remises en cause et de neuves mythologies, s'affirme chez Khalîl Hâwî, Yûsuf al-Khâl, Unsî al-Hâjj et Adonis. N'oublions pas la variété de talents qui, de l'effusion sentimentale de Nizâr Qabbânî au tragique du Palestinien Mahmûd Darwîch, s'épanche dans les sens les plus divers. Ahmad Higâzî, Amal Dunqul, 'Abdallâh al-Baradûnî, Samîh al-Qâsim, Bayyâti, Sa'dî Yûsuf, Buland Haydari, 'Afîfi Matar, Salâh 'Abd al-Sabûr, 'Izz al-Din al-Manâsira, 'Abd al-Mun'im Ramadân, 'Abbâs Baydûn : quelques noms, entre autres, d'un jaillissement poétique qui, par ses crêtes, fait jonction entre le génie arabe et la mondialité.