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littérature dominicaine

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

L'île d'Hispaniola (Española), comme la nomma Christophe Colomb, est longuement décrite par celui-ci dans son Journal, ainsi que par d'autres chroniqueurs tels que Fernández de Oviedo et le P. Las Casas. Les écrivains de l'époque coloniale sont des versificateurs laborieux dont les œuvres ne nous sont pas toujours parvenues. Les premiers écrits dignes d'intérêt datent du xviie siècle : Pedro José Reguero publia (vers 1763) son Histoire de la conquête de l'Île Española, et Antonio Sánchez Valverde, son Idée de la valeur de l'Île Española et utilité pour la Monarchie (1785). La poésie, aux accents patriotiques pendant l'époque troublée de l'indépendance, s'ouvre à l'influence du romantisme après la proclamation de la république (1844) et emprunte ses thèmes aux traditions du pays (Félix María del Monte, Manuel Rodríguez Objío). Le personnage de l'Indien, devenu un symbole de liberté, inspire le dramaturge Javier Angulo Guridi (1816-1884), des poètes tels José Joaquin Pérez, Gastón Fernando Deligne, et surtout Manuel de Jesus Galvan, dont le roman historique Enriquillo (1878-82) est encore considéré comme le chef-d'œuvre du genre. Francisco Gregorio Billini introduit le roman de mœurs (Baní, 1892) et Federico García Godoy se consacre à l'histoire nationale (Rufinito, Alma dominicana et Guanuma, 1908-1914). Fabio Fiallo (1866-1942) domine la littérature de son pays au début du xxe siècle. Tout en restant attaché au romantisme, il représente le mouvement moderniste avec la poétesse Altagracia Saviñón et le romancier Tulio Manuel Cestero. Dans le domaine de l'érudition, les frères Henríquez Ureña s'imposent.

Vers les années 1920, la poésie se renouvelle avec le mouvement « postumista », dont Domingo Moreno Jimenez est la figure centrale. Puis, tandis que Tomás Hernández Franco et surtout Manuel del Cabral cultivent les thèmes de la poésie afro-antillaise et que Héctor Incháustegui Cabral accueille les techniques d'avant-garde, un mouvement de rénovation poétique se développe autour de la revue La Poesía sorprendida (Franklin Mieses Burgos, Aída Cartagena Portalatín, Freddy Gatón Arce, Manuel Rueda, Mariano Lebrón Saviñón, Antonio Fernández Spencer). Romanciers et nouvellistes puisent leur inspiration dans le terroir (Sócrates Nolasco, Francisco Moscoso Puello, Ramón Marrero Aristy). Juan Bosch est l'un des meilleurs conteurs d'aujourd'hui, avec Francisco Requena, Ángel Rafael Lamarche, José Rijo, Néstor Caro et Ramón Lacay Polanco. La nouvelle est plus particulièrement cultivée par Armando Almanzar Rodríguez, Mario Veloz Maggiolo, Iván García et Antonio Lockward Artiles. Le genre dramatique est principalement représenté par Franklin Domínguez. Une nouvelle génération de poètes (René del Risco, Miguel Alfonseca) témoigne de la vitalité du lyrisme contemporain.