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dit

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Le terme désigne au Moyen Âge un texte en vers, non chanté, énoncé par un « je » qui s'investit dans son propos. L'investissement peut prétendre renvoyer à la vie de son auteur – ainsi au xiiie siècle, de nombreux dits de Rutebeuf, au xive, du Voir Dit de Guillaume de Machaut – et tendre vers une poésie personnelle. Le dit propose plus souvent une réflexion générale, à dimension didactique, moralisante, satirique. Le Dit des hérauts, court poème du xive siècle, imitant le Conte des hérauts de Vaudouin de Condé, critique ainsi les défauts des hérauts d'armes et la décadence des joutes et des tournois. Le dit peut aussi intégrer au discours du « je » des ballades, rondeaux, lais, etc., qui illustrent le talent poétique de son auteur. Cette pratique se retrouve chez Machaut, Froissart ou encore Villon dans son Testament.