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calligramme

Guillaume Apollinaire, Calligrammes
Guillaume Apollinaire, Calligrammes

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Poème dans lequel la disposition typographique dessine une figure, généralement en rapport avec le « sujet » du texte : ainsi, dans le chapitre XLIV du Cinquième Livre de Rabelais, le poème en l'honneur de la « Dive Bouteille », du fait de la longueur variable des vers, dessine sur la page une forme de bouteille. Hugo (les Djinns) et Mallarmé (Un coup de dés, 1897) pratiquèrent la disposition calligrammatique, mais la plus célèbre tentative du genre est celle des Calligrammes d'Apollinaire, qui systématise le procédé. La tradition en remonte aux carmina figurata du Moyen Âge (Raban Maur) et jusqu'à Théocrite et Simmias de Rhodes (ive s. av. J.-C.), et elle se poursuit dans les collages surréalistes ou encore dans le spatialisme et la poésie concrète. Tentative de conciliation de deux types de signes – un régime motivé, plastique, iconique d'un côté, un régime arbitraire, linguistique de l'autre –, le calligramme remplace l'écoulement temporel et linéaire du texte par la perception globale et visuelle d'un espace typographique.