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anacréontisme

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Le mot, formé à partir du nom du poète grec Anacréon de Téos, désigne non un genre mais une manière et un style poétiques fondés sur une philosophie de la vie, qui retient ses aspects et ses moments les plus agréables, en connaissant ce qu'ils ont d'éphémère. Cette poésie fleurit dans les cours hellénistiques (les Alexandrins), puis à Rome (Catulle). La Renaissance française, à la suite de l'édition d'Anacréon par H. Estienne (1554), remit en vogue l'œuvre grecque, qu'adapta Rémi Belleau et dont Ronsard s'inspira (le Bocage de 1554). Après les Italiens (Guarini) et les Espagnols (Gutierre de Cetina, Cadalso, Meléndez Valdés), l'anacréontisme est cultivé par les poètes français du xviiie s. (Chaulieu, Parny) ou, en Allemagne, par le cercle de Halle (Gleim, Uz, Götz), jusqu'à ce que Chénier (Bucoliques) ait restitué l'esprit du modèle grec. Délaissé depuis la traduction des Odes anacréontiques (1861) par Leconte de Lisle, l'anacréontisme est encore sensible dans l'œuvre poétique de Pierre Louys (Astarté, 1893).