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ahouach

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Manifestation à la fois chorégraphique, musicale et poétique particulière aux Berbères Chleuhs du Maroc, au cours de laquelle deux demi-chœurs (un d'hommes et un de femmes) chantent en répons en exécutant les figures d'un ballet traditionnel. Le rythme – ternaire – est marqué par les tambourins et les battements de mains. La musique de l'ahouach offre de notables différences avec celle de l'ahidous du Moyen Atlas. Aucun intervalle n'est inférieur au demi-ton. La gamme, souvent défective, peut s'étendre sur un ambitus d'une octave et demie (elle est curieusement presque identique à celle de la Chine et du Cambodge). C'est au cours de l'ahouach que naît (on y improvise volontiers) et se renouvelle en particulier la poésie populaire chleuh (genre dit amarg), dont les thèmes, qui sont souvent l'expression d'expériences vécues, et les formes se démarquent des types, plus élaborés mais conventionnels, des poètes professionnels (raïs).