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Stefan Zweig

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain autrichien (Vienne 1881 – Petrópolis, Brésil, 1942).

Bourgeois humaniste et cosmopolite, qui voulait faire de sa maison de Salzbourg le centre de l'Europe culturelle, Zweig a accompli, malgré lui, une destinée tragique. Ne fut-il pas le plus connu, le plus lu, le plus traduit de tous les auteurs de langue allemande ? Son suicide fut donc ressenti comme le constat d'échec de son idéal culturel. De la longue liste de ses œuvres émergent les nouvelles psychologiques (Amok, 1922 ; la Confusion des sentiments, 1927) et la masse considérable de ses biographies historiques. La France y tient un rôle prépondérant avec Fouché (1930), Marie-Antoinette (1932), Balzac (1946). Sa poésie néoromantique (Cordes d'argent, 1901) est oubliée ; de son théâtre ne subsiste guère que le livret de l'opéra la Femme silencieuse de Richard Strauss. En 1934, il écrit un Érasme, éloge de l'humanisme face au terrorisme hitlérien ; mais son véritable testament est l'autobiographie le Monde d'hier (1942) qui évoque avec humour et tendresse l'univers disparu de sa jeunesse, et dont Zweig a vu sombrer les valeurs avant de se donner la mort.