En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Aleksandr Aleksandrovitch Zinoviev

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain russe (Pakhtino, province de Kostrama, 1922-Moscou 2006).

Arrêté en 1939, il s'évade, puis s'engage dans l'armée en 1940. Après des études de philosophie, il devient professeur de logique à l'Université de Moscou, mais, en 1978, il est contraint de s'exiler. Son œuvre, à laquelle on reconnaît aujourd'hui un intérêt socio-historique plus que littéraire, est indissociable de l'Homo sovieticus, selon l'un de ses titres (1983), et perd avec la chute de l'U.R.S.S. sa raison d'être. C'est dans les Hauteurs béantes (1976) qu'il donne la réprésentation la plus marquante du « phénomène totalitaire » : constitué d'une série de textes brefs, généralement satiriques, parfois en vers, auxquels les titres fournissent leur unité, le livre a pu être livré, « par fragments », au fil de son écriture, à l'étranger. La société soviétique, régie par l'absurde, est pour Zinoviev une Maison de fous (1980), dont la perestroïka ne fait que précipiter l'effondrement (Katastroïka, 1990).