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Patrick White

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain australien (Londres 1912 – Sydney 1990).

Issu d'une famille aisée de propriétaires terriens, il fait ses études en Angleterre, voyage ensuite en Europe et aux États-Unis, et regagne finalement l'Australie en 1946. Ses premières œuvres lui valent un succès d'estime et sa réputation ne cesse de grandir jusqu'à ce qu'il reçoive le prix Nobel de littérature en 1973. Sans être ostensiblement moderniste, White répudie la tradition réaliste qui dominait le roman australien dans les années 1930. Il s'intéresse davantage à l'expérience intérieure, spirituelle autant que psychologique, de certains individus, souvent des humbles que la société méprise. White n'ignore pas cependant les phénomènes politiques et sociaux, qui excitent généralement sa verve satirique. Styliste, il passe avec virtuosité du vulgaire à la poésie la plus intense, sans toujours éviter le maniérisme (l'Arbre de l'homme, 1955 ; Voss, 1957 ; le Char des élus, 1961 ; le Mystérieux Mandala, 1966 ; le Vivisecteur, 1970 ; l'Œil du cyclone, 1973 ; Une ceinture de feuilles, 1976 ; les Incarnations d'Eddie Twyborn, 1979). Il a aussi publié des nouvelles (les Échaudés, 1964 ; Cacatoès, 1974), des pièces de théâtre (Quatre Pièces, 1965 ; Netherwood, 1983), ainsi qu'une autobiographie (Défauts dans le miroir, 1980). Son dernier livre, Memoirs of Many in One (1986), étudie la conscience individuelle et la subjectivité.