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Herbert George Wells

Herbert George Wells
Herbert George Wells

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain anglais (Bromley, Kent, 1866 – Londres 1946).

Issu d'un milieu modeste, il connaît la gêne et la maladie avant que son premier roman, la Machine à explorer le temps (1895), ne lui ouvre la voie du succès. Ce roman d'anticipation représente la lutte des classes sous l'allégorie de la dévoration des Eloïs par les Morloks. Ces êtres asexués, sans art ni industrie, sont rendus passifs par les Morloks, qui, les nuits sans lune, sortent de leur trou pour s'en nourrir. La Machine marque le début d'une série de romans de science-fiction : l'Île du docteur Moreau (1896), les Premiers Hommes dans la Lune (1901) mais aussi l'Homme invisible (1897), dont le corps, s'il jouit de la puissance que lui confère son invisibilité, n'en reste pas moins en butte avec le monde. Pour Wells, ce n'est que dans la mort que l'être connaît l'harmonie du monde. Avec la Guerre des mondes (1898), premier roman de science-fiction à imaginer une invasion extra-terrestre d'origine martienne, Wells nous donne à voir une anticipation du mondialisme. À partir de 1900, il dépeint boutiquiers et petits-bourgeois selon une veine sociale et comique héritée du xviiie siècle. Dans Kipps (1905), un jeune employé fait un héritage, mais trouve finalement le bonheur avec une femme de sa classe et se ruine. Tono-Bungay (1909) retrace l'ascension sociale d'un aimable charlatan qui s'enrichit en vendant « la chose la moins chère dans la bouteille la plus chère ». Ann Veronica (1909) aborde l'inévitable question de la femme moderne dans son désir de s'épanouir par-delà les préjugés. Jeune auteur aux tendances progressistes, Wells participe aux activités de la Fabian Society (1903-1909). Mais, bientôt brouillé avec Shaw, il caricature les Webb, cheville ouvrière du mouvement, dans le Nouveau Machiavel (1911). À partir de 1910, il s'adonne plus spécifiquement à la littérature de propagande et d'idées : écrits politiques, philosophiques ou sociologiques, ambitieux traités historiques, sans compter une abondante œuvre proprement journalistique. Avec le Monde de William Clissold (1926) vient le temps des désillusions, qui succède à l'optimisme originel. Dans l'Esprit à bout de ressources (1945), Wells ne cache plus sa désespérance pour l'espèce humaine.