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Turkménistan

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Issus de la symbiose de tribus iraniennes indigènes et des envahisseurs turcs, les Turkmènes partagent jusqu'au xviie s. avec les autres peuples du Turkestan un patrimoine oral épique et romanesque (Kitabi Dédé Korkoud, Guiorogly) et une poésie d'esprit mystique et didactique (soufisme) en djagataï (Iusuf Balasagouni, Ahmad Iasafi, xie-xiie s., Vepaï, xve s., Azadi, xviiie s.). Ce sont les crises du xviiie s. qui stimulent l'émergence chez Makhtoumkouli (1730-1780) et ses disciples Seïdi et Zelili d'une poésie civique et sociale, que prolongent au siècle suivant le populaire satirique Keminé (1770-1840) et le grand lyrique Mollanépès (1810-1862). Leurs continuateurs Mollamourt (1879-1930), Dourdy Klytch (1886-1950), Kiormolla sont les pères d'une poésie soviétique, qui place les ressources du folklore au service des idées neuves (Ata Salikh [1908-1964], T. Achirov [né en 1910]). Sous l'impulsion de B. Kerbabaïev (1894-1974) s'épanouiront ensuite dans le cadre réaliste-socialiste la prose de fiction (N. Sarykhanov, A. Dourdyïev) et le théâtre (A. Kaouchoutov). Dominée par la poésie de A. Kékilov, de K. Seïtliev, de K. Kourbannepesov, les pièces de T. Essenova (né en 1915) et de G. Moukhtarov, la prose de K. Deriaïev (né en 1905), de B. Seïtakov (1914-1979), de B. Khoudaïnazarov et de T. Djoumageldyïev (né en 1938), la littérature présente associe la réflexion sur le passé à l'interrogation sur la société actuelle.