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Ludwig Tieck

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain allemand (Berlin 1773 – id. 1853).

Pionnier, comme son ami Wackenroder, du goût romantique, Tieck se passionne pour la redécouverte des légendes médiévales et des Volksbücher, dont il publie de libres adaptations dans des contes (Contes populaires, 1797) et dans des comédies mettant en scène Sainte Geneviève (1800), Octavius (1804) ou Fortunatus (1816). Il emprunte aux contes de Perrault l'action de comédies parodiques (le Chevalier Barbe-bleue, le Chat botté, 1797 ; le Petit Chaperon rouge, 1800), offrant un exemple particulièrement baroque d'ironie romantique. Mais il crée aussi de toutes pièces des fantasmagories unissant superstition médiévale et délire romantique (Eckbert le blond, 1797 ; Der Runenberg, 1804). Tieck manifeste dans son œuvre, qui compte aussi des romans historiques et des nouvelles, un intérêt prononcé pour les questions esthétiques, volontiers exposées dans des digressions théoriques. Homme de grande culture, il a contribué à la traduction et à la redécouverte de classiques tels que Shakespeare, Cervantès et Calderon.