En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Marcel Thiry

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain belge de langue française (Charleroi 1897 – Fraiture 1977).

Engagé volontaire dans l'armée belge, il participe à l'odyssée des autos-canons en Russie et rejoint la Belgique par la Sibérie et les États-Unis. De cette équipée il se fera plus tard le mémorialiste. Il fait ensuite son droit, à Liège, pour entrer dans les affaires. Trois recueils (Toi qui pâlis au nom de Vancouver, 1924 ; Plongeantes Proues, 1925 ; l'Enfant prodigue, 1927) sont marqués du sceau du voyage, de l'errance, de l'aventure et du long retentissement de noms de villes, de lieux, de rivières (Vancouver, Arkhangelsk, Elverdinghe, Kharbine, Asie, Amour). L'écriture poétique y fonde une sorte de classicisme de l'héritage symboliste. Une deuxième inspiration s'amorce avec Statue de fatigue (1934), inaugurant un lyrisme de l'immanence où s'inscrivent les éléments les plus voyants du monde contemporain. Après une révolte contre la condition quotidienne des Marchands (1936), sa poésie se déploie comme une auscultation des virtualités du langage (Âges, 1950 ; Vie Poésie, 1961 ; le Jardin fixe, 1969 ; l'Égo des neiges, 1972 ; l'Encore, 1975). L'œuvre en prose, quant à elle, dit la révolte contre la condition humaine et contre le temps. Par sa façon de faire affleurer l'insolite dans le quotidien, les romans, nouvelles, contes et récits (Échec au temps, 1945 ; Nouvelles du grand possible, 1960 ; Voie lactée, 1961 ; Nondum jam non, 1966) s'apparentent à la veine du réalisme magique.