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Vladimir Fiodorovitch Tendriakov

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain russe (Makarovskaïa 1923 – Moscou 1984).

Après des récits extrêmement convenus, la Chute d'Ivan Tchouprov (1953) propose une analyse nuancée, autour de la figure du président d'un kolkhoze qui lèse l'État dans l'intérêt de son village, du problème de la conscience individuelle, de la trahison. Les récits de Tendriakov peignent – trop schématiquement, parfois – une humanité mise par les imperfections de la société à l'épreuve de situations cruciales (Pas à sa place, 1954 ; le Nœud coulant, 1956 ; l'Icône miraculeuse, 1958 ; l'Éphémère, 1965 ; le Décès, 1968 ; la Nuit du bac, 1974). Le beau peut constituer un moyen d'accéder à la vérité, mais il est tributaire lui aussi d'un contexte historique : Rendez-vous avec Néfertiti (1964) aborde sans complaisance les problèmes de l'art soviétique au temps des « déviations » du culte de la personnalité. L'utopie ne tient pas face à la réalité (Sur l'île bienheureuse du communisme, 1987 ; Attentat contre les mirages, 1989).