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Ilia Grigolis dze Tch'avtch'avadze

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain géorgien (Q'vareli 1837 – Ts'its'amuri 1907).

D'origine princière, il découvre lors de ses études à Saint-Pétersbourg les démocrates russes. De retour en Géorgie, il achève ses Lettres d'un voyageur (1861-1871). Participant à la mise en place de la réforme agraire, il est ému par les conditions de vie des paysans (la Mère de la Géorgie. Scène de la vie future, 1860 ; Scènes des premiers temps de l'affranchissement des paysans, 1865 ; Est-ce là un homme, un être humain ? !, 1863-1869 ; Récit d'un mendiant, 1872). En 1877, il fonde le périodique iveria l'Ibérie qui sera pendant trente ans l'âme de la lutte pour la libération de la Géorgie du joug tsariste et écrit encore quelques œuvres majeures, poétiques (le Lac de Bazaleti, 1883 ; Dimit'ri le Dévoué, 1878 ; l'Ermite, 1882-1883), ainsi que des nouvelles (Au gibet, 1879 ; la Veuve Otaraani, 1887). En 1905, il se prononce pour l'autonomie immédiate de la Géorgie. Élu en 1906 représentant de la noblesse à la Douma, venu en fait y parler au nom du peuple géorgien tout entier, il est assassiné en 1907 sur la route de sa maison de Saguramo. L'église géorgienne l'a canonisé en 1987. À une époque de russification intense, il a été l'initiateur du mouvement des tergdaleulebi, affirmant la nécessité de simplifier la langue littéraire afin de la rapprocher de celle du peuple et luttant sans relâche pour l'enseignement du géorgien à l'école.