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Muhammad Taymur

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Romancier égyptien (1892 – 1921).

Issu d'une grande famille aristocratique, fils du pacha Ahmad Taymûr, il fit des études de droit à Lyon et à Paris, et publia un premier recueil de nouvelles (Ce que voient les yeux, 1917), influencé par Maupassant et le réalisme français. Président de l'Association des partisans du théâtre et auteur de pièces célèbres en dialecte (l'Oiseau en cage, 1918 ; 'Abd al-Sattâr Efendi, 1918 ; le Précipice, 1921), il a beaucoup contribué à l'affirmation du théâtre arabe. Son frère Mahmûd (1894 – 1973) a poursuivi l'œuvre de son aîné et s'est hissé parmi les plus grands noms de la nouvelle égyptienne. Son œuvre compte plus de 25 volumes de contes et de nouvelles et quelques romans (le Cheikh Jum'a, 1925 ; le Cheikh al-'Abît, 1926 ; Rajab Efendi, 1928 ; Hâjj Chalabî, 1930 ; Abû 'Alî l'artiste, 1934 ; les Vestiges, 1934 ; le Cheikh 'Afâ Allah, 1936 ; Cœur de femme, 1937 ; le Premier Saut, 1937 ; le Petit Pharaon, 1939 ; l'Appel de l'inconnu, 1939 ; Écrit sur le front, 1941 ; Le conteur a dit, 1942 ; la Fille du Diable, 1944 ; Salwâ sous le vent, 1947 ; le Flûtiste du quartier, 1953). Son influence sur l'essor de la nouvelle dans le monde arabe a été déterminante. Son style mêle alertement dialecte et arabe littéraire pour donner une peinture sociale attachante de la vie des petites gens. Il écrivit aussi des pièces de théâtre jouées en dialecte et publiées en arabe littéraire (Abri nº 13, 1941, publiée en arabe littéraire en 1949 ; Suhâd, 1942 ; Tea Party, 1942 ; Abû Chûcha, 1942 en dialecte, 1943 en littéraire ; les Faussaires, 1953), ainsi que des essais.