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Tang Xianzu

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Dramaturge chinois (1550 – 1616).

Wang Shifu, docteur en 1583, eut une carrière mandarinale fort modeste, ce qui lui laissa le temps de construire une œuvre écrite pour moitié consacrée au théâtre. Des cinq chuanqi qu'il a écrits, quatre sont réunis dans un ensemble appelé « Les quatre rêves ». Le cinquième est le célèbre Pavillon des pivoines, chef-d'œuvre incontesté dont l'impact sur le public, notamment féminin, éclipsa un temps celui du Pavillon de l'Ouest. Comme Wang Shifu le fit avant lui, Tang Xianzu explore le thème des amours contrariés, puis satisfaits. Il le fait sur le mode de la féerie, en donnant au sentiment amoureux le pouvoir de faire revivre celle qui était morte trois ans plus tôt de n'avoir pu assouvir son amour pour celui qu'elle avait croisé en rêve. Ce théâtre littéraire, particulièrement raffiné, jouant abondamment des allusions que seuls les lettrés les plus érudits étaient véritablement capables de décrypter, enthousiasma malgré tout un large public. Son influence se fit sentir longtemps. On en retrouve l'ombre portée sur les grandes pièces des Qing (1644-1911), telle que le Palais de la longévité (1688) de Hong Sheng (1645-1704). L'importance de Tang Xianzu et de son œuvre dans la vie littéraire et culturelle de la fin des Ming est si grande que certains commentateurs n'hésitent pas à lui attribuer la rédaction d'un des chefs-d'œuvre de la littérature romanesque des Ming toujours sans auteur, le Jin Ping Mei ou Fleur en fiole d'or.