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Tadjikistan

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Rameau oriental des peuples iraniens, les Tadjiks conservent dans leur folklore (dastans épiques, poésie lyrique, rituelle, utopies sociales) la trace des mythes religieux et cosmogoniques de l'Avesta, et revendiquent aux sources de leur culture les grands poètes persans Rudaki, Daqiqi, Nasir-Khosrow, 'Umar Khayyam, Ferdowsi, Saadi et Djami. Séparé au xvie s. de l'aire persane, le Tadjikistan subit l'influence de la « préciosité » indienne, avant qu'émergent de l'œuvre de poètes issus du milieu urbain et artisanal (Vassifi [1485-1551], Mouchfiki [1525-1588], Saiido Nasafi [xviie s.]) des notes sociales originales. Au cours du xixe s., le philosophe A. Donich (1827-1897) entreprend avec ses disciples (Chakhine, Savo, Sami Boustani), en réaction à l'hermétisme qu'inspire le Persan Bedil, d'ouvrir son pays à la culture russe et à la pensée moderne. Fondée par le prosateur Aïni (1878-1954) et le poète iranien Lakhouti (1887-1957), la littérature soviétique voit l'essor d'une poésie d'inspiration folklorique (M. Rakhimi, P. Soulaïmoni) – dont les grandes figures seront M. Toursoun-Zadè (1911-1977), M. Mirchakar, B. Rakhim-Zadè – précéder dans la célébration de la société nouvelle celui de la prose et du théâtre (D. Ikrami, R. Djalil, A. Dekhoti, S. Ouloug-Zoda). Renouvelée par l'apparition de jeunes talents, cette poésie reste aujourd'hui encore le genre dominant (A. Choukoukhi, F. Ansori, A. Bakhori, M. Kanoat, G. Safiéva), tandis que le roman se partage entre la réflexion sur le passé (R. Djalil, F. Niazi, Ouloug-Zoda) et l'évocation de problèmes de morale et de société (D. Ikrami, F. Moukhammadiev, I. Akobirov).