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René François Armand Prudhomme, dit Sully Prudhomme

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Poète français (Paris 1839 – Châtenay 1907).

Se vouant dès l'adolescence à la littérature et à la poésie, il ouvre son œuvre sur Stances et poèmes (1865) et la poursuit par les Solitudes (1869) et les Vaines Tendresses (1875). Il publie en 1890 Réflexion sur l'art du vers, où il prône un classicisme formel. Cet académicien adresse son Testament poétique en 1901. Il est le contemporain exact du symbolisme, mais sans le rencontrer. Liant classicisme et mesure, il refuse d'assimiler modernité et vertige. Très goûtée en son temps, sa poésie est classique jusqu'à l'excès, voire formaliste. Que le recueil qui a fait son renom, les Solitudes, soit publié en 1978 dans une collection intitulée « Les Introuvables » dit assez le peu d'écho d'une parole qui, en son temps, eut une audience immense (elle évoque les difficultés de l'âme et de la vie moderne), mais dans laquelle on lit l'impasse du classicisme s'il refuse de se renouveler. Sully Prudhomme fut en 1901 le premier lauréat du prix Nobel de littérature.