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Adalbert Stifter

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain autrichien (Oberplan, Bohême, 1805 – Linz 1868).

Il débute en littérature par des esquisses sur la vie viennoise (Vienne et les Viennois, 1844) et des nouvelles (le Condor, 1840 ; les Cahiers de mon arrière-grand-père, les Grands Bois, 1842 ; le Château des fous, Abdias, 1843 ; l'Homme sans postérité, 1845) qu'il rassemble dans ses Studien (1844-1847). D'autres nouvelles, dont Cristal de roche, sont réunies en 1853 sous le titre Pierres de couleur. Au grand roman d'éducation Après l'été (1857) succède un roman historique, Witiko (1865-1867). Les héros de Stifter découvrent, enclavé dans la nature, un domaine de l'humain qu'il leur est donné d'aménager et d'élargir sans cesse en prévision d'un avenir désormais façonnable. Pour cela il leur faut, avec l'aide de figures d'éducateurs, surmonter leurs passions. Par sa confiance en la raison et l'éducation, Stifter rejoint l'optimisme rationaliste du xviiie s. et oppose sa « loi douce » ( das sanfte Gesetz ») à la dialectique historique de Hegel et Hebbel.