En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Edmund Spenser

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Poète anglais (Londres 1552 – id. 1599).

Ami de Harvey et de Sidney, il débute par une pastorale pseudo-paysanne d'un extrême raffinement, le Calendrier du berger (1579), douze églogues illustrant les mois de l'année, avec un usage savant du vocabulaire populaire et régional, une propension à l'archaïsme et une virtuosité métrique éblouissante. Il quitte ses fonctions en Irlande sur les conseils de Walter Raleigh pour écrire un vaste poème, son chef-d'œuvre, la Reine des fées (1590-1596), traité systématique de l'idéalisme renaissant. Dans les six premiers chants, Sainteté (le chevalier de la Croix rouge), Tempérance (sir Guyon), Chasteté (Britomart), Amitié (Cambal et Telamond), Justice (Artegall) et Courtoisie (Calidore) incarnent l'idéal aristocratique du protestantisme élisabéthain illuminé par la reine Gloriana. Revenu en Irlande, et marié, il compose Epithalamion (1595), une ode en l'honneur de sa femme, et le Retour de Colin Clout pour sir W. Raleigh. Chassé par les rebelles irlandais de son domaine, il perd les six derniers chants de la Reine des fées. Son Aperçu de l'état présent de l'Irlande, écrit en 1598 et publié en 1633, prône une solution réaliste, inspirée de Machiavel, au problème irlandais. Une harmonie picturale, une réflexion décisive sur les mythes de la justice soulignent la transparence de l'idéalisme renaissant.