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Frans Eemil Sillanpää

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain finlandais de langue finnoise (Hämeenkyrö 1888 – Helsinki 1964).

Il conçut, à travers ses études scientifiques, ses rencontres tant amicales (les Järnefelt) que littéraires (Maeterlinck, Bergson, Hamsun, Tolstoï), une vision du monde marquée par le déterminisme biologique : les êtres et les événements seraient pris dans un même mouvement évolutionniste. Son premier roman, la Vie et le Soleil (1916), est suivi par Sainte Misère (1919), son chef-d'œuvre. Témoignage sur la guerre civile, ce roman met en scène un paysan inculte, Juha Toivola, poursuivi par la malchance. La déchéance de sa famille, sa propre veulerie, les événements politiques le mènent à une fin tragique : il sera exécuté par les vainqueurs, abattu dans une fosse commune, sans pitié ni gloire. Si la conclusion de Hiltu et Ragnar (1923) conduit à la mort nécessaire des êtres faibles, et si Silja (1931), vie et mort d'une jeune tuberculeuse, développe ce thème en une véritable philosophie génétique, Paavo (1932) et les Êtres humains dans la nuit d'été (1934) décrivent des êtres robustes et aptes à vivre. Sillanpää reçut le prix Nobel en 1939.