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Shimazaki Haruki, dit Shimazaki Toson

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain japonais (Nagano 1872 – Kanagawa 1943).

Issu d'une vieille famille dans une région montagneuse de Kiso, il vint à Tokyo à 9 ans pour recevoir une éducation classique. Après la mort de son père, devenu fou à cause des changements dramatiques dus à la Restauration de Meiji, il entra à seize ans au Meiji Gakukin, école privée d'obédience protestante, où il se fit baptiser et se passionna de littérature. Devenu enseignant d'anglais, il fondera, avec son condisciple Kitamura Tokoku, la revue Bungakkai (1893). Son premier livre de poèmes, Recueil des jeunes pousses (1897), le classa d'emblée comme un poète romantique. Son premier roman, la Rupture de l'interdit (1906), publié à ses propres frais, – ce qui mit sa famille dans une misère extrême –, fit l'effet d'une bombe dans les milieux littéraires de l'époque. Il y racontait la lutte pour conquérir la liberté et la dignité humaine d'un instituteur de campagne né burakumin, les parias de la société japonaise. Ce roman, écrit dans une langue tout à fait moderne, fut considéré comme une œuvre « naturaliste ». Il continua à écrire des romans dont le style se révéla bientôt de plus en plus proche des « romans à la première personne » : Printemps (1908) ; Une famille (1910). Quelque temps après le décès de sa femme, en 1910, ses relations avec sa nièce firent scandale, et il dut s'expatrier, de 1913 à 1916, vivant à Paris puis à Limoges. Il publia ainsi plusieurs recueils d'essais sur la France, Paris en paix et Paris et la guerre (1915), et Étranger (1922). De retour à Tokyo, il confesse dans Vie nouvelle (1918) ses relations avec sa nièce et publie de nombreux essais et récits pour enfants. Son dernier chef-d'œuvre posthume, Avant l'aube (1929-1935), constitue une grande fresque historique centrée sur son père au sein d'une communauté démantelée par la rénovation de Meiji.