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Viktor Lvovitch Kibaltchich, dit Victor Serge

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Révolutionnaire et écrivain russe de langue française (Bruxelles 1890 – Mexico 1947).

Fils d'un révolutionnaire russe émigré, il est attiré par l'anarchisme. Installé en France (1909), il est arrêté (1913) et jugé avec la bande à Bonnot. Libéré (1915), il s'installe en Espagne, puis tente de gagner la Russie par la France. Arrêté de nouveau (1917), il est interné dans un camp réservé aux agitateurs bolcheviques, échangés plus tard contre des aristocrates russes (1919). Naturalisé citoyen soviétique, il devient membre de l'exécutif de l'Internationale. Il prend parti pour Trotski et est exclu du parti communiste (1928). Ayant perdu tout travail, il se tourne vers la littérature et écrit en français trois romans : les Hommes dans la prison (1930), Naissance de notre force (1931), Ville conquise (1932). Déporté (1933-1935), libéré grâce au soutien d'écrivains français (1936), il revient en France et lutte contre le fascisme et le stalinisme : Destin d'une Révolution (1937), S'il est minuit dans le siècle (1939). Il quitte la France (1941) pour le Mexique. Il écrit des romans, l'Affaire Toulaev, les Années sans pardon (1946), et surtout les Mémoires d'un révolutionnaire (1951). Son œuvre constitue un témoignage historique de première importance.