En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

livres de Samuel

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Les deux livres de Samuel retracent l'histoire d'Israël, du dernier des Juges à la fin du règne du roi David. Le titre hébreu, Samuel, provient sans doute du fait qu'il en est un des personnages importants. Les livres de Samuel sont un assemblage de traditions anciennes dont certaines ont une incontestable saveur d'authenticité et remonteraient à l'époque de la monarchie. Des compléments furent apportés après la ruine de Jérusalem en 587, au moment où les livres de Samuel prirent place dans l'œuvre dite « Historiographie deutéronomiste » (Josué, Juges, Samuel, Rois). L'un des récits les plus homogènes que contiennent les livres de Samuel est celui appelé « Récit de la succession de David » (II Samuel, IX, 20 et I Rois, I-II). Le thème dominant des livres de Samuel est celui de la royauté. Le rôle essentiel joué par Samuel dans l'histoire de son institution est décrit en I Samuel, VIII-XII. Les exégètes distinguent deux tendances rédactionnelles : la version « monarchiste » (I Samuel, IX ; X, 1-16 ; II) et la version « antimonarchiste » (I Samuel, VIII ; X, 17-24 ; XII). Cette dernière serait postérieure. En fait, l'une et l'autre sont anciennes et la seconde exprime un courant qui n'est antimonarchiste que dans la mesure où la royauté ne respecterait pas les droits de Yahvé, le seul véritable roi d'Israël : la monarchie israélite est subordonnée à la théocratie. Le roi, dont la royauté ne procède pas en droit de la volonté humaine, mais de l'autorité divine, n'est que le lieutenant de Dieu. Cet idéal n'a été atteint que par David dont la réussite a été précédée par l'échec de Saül ; elle sera suivie par toutes les infidélités de la monarchie, qui entraîneront la ruine de la nation. L'espoir demeurera cependant de la venue d'un fils de David qui sera digne des promesses faites à son aïeul par l'intermédiaire du prophète Nathan (II Samuel, VII).