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Antoine Rivaroli, dit le Comte de Rivarol

Le Comte de Rivarol
Le Comte de Rivarol

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain français (Bagnols, Languedoc, 1753 – Berlin 1801).

Il tenta diverses professions avant de s'imposer dans les milieux parisiens par son esprit caustique et volontiers méchant. Il entreprit la traduction de l'Enfer de Dante. Son Discours sur l'universalité de la langue française fut couronné par l'Académie de Berlin (1784) ; il y défend avec des arguments obsolètes le principe d'une supériorité du français par sa logique et sa clarté. Il composa des pamphlets et des libelles contre le poète Delille, Mme de Genlis ou Necker. Systématisant la satire dans le Petit Almanach de nos grands hommes (1788), il se fit beaucoup d'ennemis littéraires, auxquels son Petit Dictionnaire des grands hommes de la Révolution (1790) ajouta des ennemis politiques. Ancien conseiller secret de Louis XVI, collaborateur du Journal politique et national, puis des Actes des apôtres, feuilles hostiles à la Révolution, il émigra à Bruxelles (1792), où il écrivit sa Lettre à la noblesse française et un violent pamphlet sur la Vie politique et privée de M. de La Fayette, à Londres, où il fut accueilli par Burke, puis à Hambourg (1795), où il anima un cercle d'émigrés. Il y rédigea de nombreux opuscules politiques, un traité philosophique De l'homme et de ses facultés philosophiques (1800), et travailla à un Nouveau Dictionnaire de la langue française dont il publia seulement le Discours préliminaire (1797).