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Uriel Halperin, dit Yonathan Ratosh

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Poète israélien (Varsovie 1909 – Tel-Aviv 1981).

Arrivé en Israël en 1920, il sera, vers 1942, l'un des fondateurs du mouvement des Cananéens. Solitaire et non-conformiste, il connaît pendant de nombreuses années le destin d'un poète maudit. Ses premiers recueils (Dais noir, 1941 ; Yohemed, 1952 ; Une côte, 1959) créent des univers archaïques proches de la mythologie prébiblique dans lesquels évolue un héros tragique et assoiffé d'absolu. L'éros constitue un autre pôle dans le code moral de ce héros. Amoureux du mot hébreu, Ratosh jongle aussi aisément avec les termes de l'antique littérature ougaritique qu'avec les vocables de l'argot. Son maniérisme, dû à la structure dialectique d'un très grand nombre de poèmes est compensé par un univers euphonique authentique reposant sur le guttural et la richesse rythmique. Dans Siré Hesbon et Siré Mamas (1965), il réintègre la mythologie cananéenne abandonnée depuis trois millénaires par la culture monothéiste juive, et donne une interprétation gnostique quasi païenne des premiers chapitres de la Genèse. Ces thèmes, qui reviennent dans les recueils (Amour des femmes, 1975, et Chants de l'épée, 1978) sont aussi une expression poétique et symbolique d'un dialogue passionné et amer entre le peuple d'Israël et son pays à l'époque de la résurrection nationale. On lui doit également de nombreuses traductions.