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Jānis Pliekšāns, dit Rainis

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Poète letton (Varslavāni 1865 – Majori 1929).

Rédacteur en chef du journal progressiste Dienas Lapa (le Quotidien), il devint le porte-drapeau du « Nouveau Cours ». Arrêté pour activité révolutionnaire, il fut déporté en Russie (1897-1903). Pendant son exil intérieur, il écrivit sa première grande œuvre, Lointains Échos dans le soir bleu (1903), où la description de la nature symbolise les attentes de la société à la veille de la révolution de 1905. Autorisé à retourner en Lettonie, il publia son célèbre drame Feu et Nuit (1905 ; adaptation au théâtre en 1911), inspiré de l'épopée nationale Lāčplāsis et exaltant la lutte contre les oppresseurs russes et allemands. Après l'échec de la révolution de 1905, Rainis émigra en Suisse avec son épouse, la poétesse Aspazija. Cette période fut riche en créations littéraires : féeries allégoriques le Cheval d'or (1909), Souffle, brise ! (1914), poèmes Ave Sol ! (1910), Fin et Commencement (1912), tragédie Joseph et ses Frères (1919). Revenu en Lettonie indépendante (1920), Rainis participa à la vie politique de son pays (membre de l'Assemblée Constituante en 1920, député, ministre de l'Éducation de fin 1926 à 1928). Il n'en continua pas moins à écrire, publiant une série de poèmes (Cinq Cahiers d'esquisses de Dagda, 1920-1925) évoquant à la manière d'un roman la vie d'un exilé. Il écrivit également des tragédies remarquables (Ilia Muromiets en 1923 et l'Amour est plus fort que la Mort en 1927). Surnommé le « Goethe letton » en raison de l'ampleur de son œuvre, Jānis Rainis eut droit à des funérailles nationales lorsqu'il mourut en 1929.