En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Henri Queffélec

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain français (Brest 1910 – Paris 1992).

Bien que son père fût bretonnant, il ne parle pas le breton. Reçu à l'École normale supérieure, il obtient l'agrégation en 1934 et enseigne un an à Mont-de-Marsan avant de devenir lecteur en Suède, jusqu'en 1939. Professeur à Paris, il abandonne l'enseignement en 1942, et se consacre à l'écriture. Après un recueil de poèmes (Sur la lisière, 1937), ses premiers romans sont d'inspiration sartrienne : Journal d'un salaud (1944), la Culbute (1946), Un recteur de l'île de Sein (1944), adapté au cinéma sous le titre Dieu a besoin des hommes, et la Fin d'un manoir (1944), mais s'inscrivent dans une perspective spirituelle. Disciple d'Emmanuel Mounier (il entre en 1945 à la revue Esprit), cet humaniste chrétien consacre une grande partie de son œuvre, où le pittoresque n'évite pas toujours le didactisme et une certaine emphase, à la Bretagne et à la mer à travers romans (Chemins de terre, 1948 ; Un feu s'allume sous la mer, 1956 ; Frères de la brume, 1960 ; Tempête sur la ville d'Ys, 1962 ; la Mouette et la Croix, 1969 ; les Îles de la Miséricorde, 1974), nouvelles (la Cache éternelle, 1973 ; De par les sept mers, 1982) et essais (Je te salue vieil océan, 1968 ; le Folgoët, 1972). Ses souvenirs ont été publiés en 1978, sous le titre Un Breton bien tranquille.