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François Ponsard

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Poète français (Vienne, Isère, 1814 – Paris 1867).

Après avoir traduit Byron (Manfred, 1837), il donna en 1843 une Lucrèce qui fit date : jouée à l'Odéon par Marie Dorval et Bocage, cette tragédie en alexandrins de facture classique apparut comme une sorte de réveil de l'esprit classique et devint le manifeste d'une « école du bon sens » qui ne dura guère. Agnès de Méranie (1846) n'eut pas le succès de Lucrèce, pas plus d'ailleurs que Charlotte Corday (1850), qui réconcilia Ponsard avec les romantiques. La suite de son œuvre comprend des comédies (Horace et Lydie, 1850), une tragédie (Ulysse, 1852, avec des chœurs de Gounod) ; Ponsard retrouva le succès sous le second Empire avec des comédies de mœurs (l'Honneur et l'Argent, 1853 ; la Bourse, 1856), une comédie historique inspirée de la Révolution (le Lion amoureux, 1866). Romantique « assagi », auteur de « bon sens », Ponsard tenta une conciliation qui ne s'imposait pas, et ses triomphes, bien réels, ne furent que des succès d'arrière-garde.