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Pline le Jeune

en lat. Gaius Plinius Caecilius Secundus

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain latin (Côme 61 ou 62 – v. 114 apr. J.-C.).

Neveu de Pline l'Ancien, il acquit une solide formation oratoire en suivant l'enseignement de Quintilien. Grâce à ses qualités d'avocat et à ses relations, il gravit tous les échelons du cursus honorum et, devenu consul en 100, il prononça le panégyrique de l'empereur Trajan. Celui-ci le nomma en 111 gouverneur de Bithynie et les lettres qu'il en envoya au chef de l'État donnent un bon aperçu de l'administration impériale (il y évoque notamment le problème des chrétiens). Il joua par ailleurs un rôle actif dans la vie culturelle de son époque, participant aux lectures publiques, permettant par ses dons la fondation de bibliothèques et d'écoles. De son œuvre sans doute abondante il ne reste (outre le Panégyrique) que sa Correspondance, répartie en neuf livres (auxquels s'ajoute celui qui rassemble son courrier officiel). Écrites en fait pour la publication, ces lettres fictives, au style très travaillé, constituent une mine de renseignements sur la vie littéraire et mondaine de l'époque, ainsi que sur certains événements, dont l'éruption du Vésuve qui en 79 détruisit Pompéi, et que nous connaissons grâce à deux longues lettres décrivant cette catastrophe en un véritable reportage et relatant, du même coup, la mort de Pline l'Ancien. Par cette correspondance de caractère purement littéraire, Pline inaugure en fait le « genre épistolaire », dont il demeure le maître incontesté.