En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Solomon Tshekiso Plaatje

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain et journaliste sud-africain de langues tswana et anglaise (Pniel 1876 – Kimberley 1932).

Élevé dans une mission protestante allemande, il est l'interprète de Baden Powell lors du siège de Mafeking en 1899 : le récit qu'il en tira, demeuré inédit durant un siècle, est un excellent reportage sur les relations raciales de cette époque. Il fonde de grands espoirs sur les droits constitutionnels que la Couronne britannique peut concéder aux Africains noirs. En 1912, il devient le premier secrétaire général du Southern African National Congress, précurseur de l'ANC. La loi foncière de 1913 qui réserve la plupart des terres aux Blancs marque le début de la politique d'exclusion des Noirs. Plaatje entreprend une campagne de presse et une tournée de conférences en Grande-Bretagne et aux États-Unis pour dénoncer le caractère inique de cette loi et en signaler lucidement les conséquences néfastes dans le Problème foncier indigène en Afrique du Sud (1916). Militant de la culture et de la langue tswana, il traduit Shakespeare (première traduction du grand élizabéthain dans une langue africaine). Les dernières années de sa vie sont consacrées à un combat politique et social de plus en plus désabusé. Il écrit Mhudi (1930) en anglais, roman d'une utopie conjugale africaine et d'une société de l'amitié interaciale qui attendra la fin du xxe siècle pour connaître le succès.